Au canada, le marché de l’e-cigarette se trouve dans la « zone grise ». En plus clair, ce produit, lorsqu’il contient de la nicotine, est désapprouvé par la législation canadienne mais n’empêche que sa mise en vente soit tout à fait légale. Bien que considérée comme une drogue, la marchandise de la cigarette électronique sous forme de timbre, de gomme, d’inhalateur ou de pastille est bel et bien tolérée par le gouvernement canadien.  Certains prennent cette législation comme une sorte d’exception anodine dans l’unique but de préserver la santé de la population et de préconiser la consommation du tabac traditionnel tandis que d’autres pensent qu’il y a sauvegarde d’intérêts derrière toute cette mascarade.

La cigarette électronique, bien mieux que le tabac

Comme beaucoup d’autres canadiens, le Docteur Martin Juneau affirme que le vaporisateur personnel n’est pas une menace pour la santé publique. Il rappelle que contrairement au tabac qui contiendrait pas moins de 5 000 produits nocifs, toxiques et cancérigènes, ce produit contiendrait tout au plus 4 mg de nicotine à chaque inhalation, ce qui ne représente aucun danger ou presque pour son consommateur.

Bien qu’elle ne tue pas, la cigarette électronique est responsable d’un effet de dépendance pour son consommateur. Malgré tout, le PDG d’Imperial Tabacco, Marie Polet, dans un article publié le début du mois d’avril par le journal La Presse.ca, a fait part de sa prise de défense de ce produit vis-à-vis des vaporisateurs personnels. Entre le gouvernement et les industrielles, qui est donc le fervent protecteur du tabagisme et surtout qui est-ce qui empoche le plus sur les revenus perçus par le marché du tabac au Canada ?

Le gouvernement, pas aussi réticent que ça envers le tabagisme ?

Même s’ils montrent une certaine réticence envers l’e-cigarette, les autorités canadiennes ne refusent pas les profits qu’apporte le marché du tabac sur son territoire. Marie Polet, la bosse de l’entreprise Imperial Tabacco l’a bien fait savoir en parlant de certaines pratiques gouvernementales qui semblent affirmer leurs intérêts sur les revenus de ce marché à fort succès.

Tout le monde le sait, le tabac est l’unique produit de consommation qui est susceptible de tuer « un consommateur sur deux ». Pourquoi le gouvernement canadien ferme-t-il alors les yeux sur la réalité ? C’est évident, selon les explications apportées par le DG du Conseil Québécois sur la santé et le tabac, Monsieur Mario Bujold, le marché du tabac rapporterait beaucoup au gouvernement. Cela s’affirme lorsque l’on se réfère aux revenus incroyablement pharamineux que rapportent les revenus fiscaux du tabac sur le territoire canadien. A bien y réfléchir, la faute est toujours aux autres même si l’on a sa part de responsabilité dans la situation tabagique. Alors, les rétributions de la production du tabac profitent-elles aux industries du tabac ou plutôt au gouvernement canadien ?